Mon journal de grossesse : le troisième trimestre (sur fond de COVID 19).

Ça y est, bébé est parmi nous ! Bon, ok, ça fait déjà 3 mois, et il était temps que je rédige enfin mon article. Pour lire ou relire le récit de mes 2 premiers trimestres de grossesse, suivez les liens ICI et .

Semaine 34 de grossesse

Pour celles et ceux qui n’auraient pas lu ces articles, je tiens à rappeler que mes propos n’engagent que moi et ne concernent que ma grossesse. Chaque grossesse est différente et certaines d’entre nous aiment être enceintes, tandis que d’autres détestent ça. Certaines grossesses se passent bien, et d’autres moins bien. 

Après deux premiers trimestres difficiles, la dernière ligne droite ne m’a pas laissé beaucoup de répit. Ce troisième trimestre a même plutôt mal commencé. Le 26 décembre, après 2h de contractions douloureuses et un appel à la maternité, j’ai du me rendre à l’évidence et demander à mon homme de m’emmener à l’hôpital pour un contrôle. À 18h00 un 26 décembre, nous n’avions personne pour garder Manoë que nous avons du emmener avec nous. C’est donc seule que j’ai dû affronter les différents examens, monitoring, touché vaginal, prises de sang et analyses d’urine, pendant que mon homme gérait notre loulou dans la salle d’attente. En plus du stress des examens, je ne pouvais pas m’empêcher de stresser pour l’organisation de la soirée, est ce que j’allais sortir ? À quelle heure ? Est ce que Papounet ne devrait pas emmener Manoë manger ? Etc etc … J’ai finalement pu ressortir 3h après, avec des consignes de repos, une liste de rendez-vous de contrôle, mais sans arrêt de travail. En effet, j’ai négocié durement, mais comme je l’ai expliqué au médecin, il ne me restait plus que quelques jours de boulot, et en plus de ça, je bosse juste en face de la maternité du CHU, avec seulement le parvis à traverser. Au final, en étant au boulot, j’aurais été plus rapidement dans une maternité qu’en restant chez moi. Mon col était fermé aux deux extrémités, mais « béant » entre les deux. Je ne savais même pas que ça existait. J’ai passé 3 mois à compter les jours et les étapes qui nous rapprochaient de l’accouchement. Plus les jours passaient, plus j’étais rassurée de voir le risque de prématurité s’éloigner. Chaque contrôle où l’on m’annonçait que mon col n’avait pas évolué me rassurait. 

Les 3 derniers mois de ma grossesse ont donc été rythmés par les contractions et les nombreux rendez-vous à la maternité, au laboratoire d’analyse et chez ma sage-femme libérale. J’ai finalement presque tenu jusqu’au bout au boulot (heureusement qu’il me restait des congés de 2019 à poser), mais mon médecin m’a mis en congé patho les deux dernières semaines. Et heureusement, puisque Papounet a dû partir en déplacement professionnel à Bordeaux la dernière semaine de janvier. 

C’est à cette même période que la COVID 19 a commencé à apporter un stress supplémentaire dans ma vie. À cette époque, on commençait juste à entendre parler de ce virus, et les premiers cas venaient d’être déclarés en France, notamment un cas à Bordeaux. Génial, justement au moment où monsieur devait y aller. Je ne suis pas de nature à stresser pour ce genre de chose habituellement, mais je ne sais pas pourquoi je ne le sentais pas du tout ce virus. Me voilà donc à flipper sévèrement que mon homme nous rapporte ça à la maison. On ne savait rien de cette chose, j’étais enceinte, j’avais peur que mon fils l’attrape, j’avais peur de l’attraper et de perdre mon bébé, j’avais peur que mon homme l’attrape sous une forme grave. Bref, j’avais vraiment peur pour nous. Et cette peur m’a accompagné jusqu’à la fin de ma grossesse, et même après, grandissant semaine après semaine. Je peux vous dire que Papounet est donc parti avec des consignes strictes, comme pas de transports en commun ni de lieux trop fréquentés (à ce moment-là, je pense qu’il m’a un peu pris pour une folle, comme la plupart des gens à qui j’exprimais mes peurs.). 

Et puis, il y avait aussi les difficultés avec notre Bibou (et on ne peut pas dire que ça s’est arrangé depuis). L’âge ? L’arrivée future du petit frère ? Le fait que je ne pouvais pas faire avec lui tout ce qu’il aurait souhaité ? Probablement un peu de tout ça ! Le fait est que ce petit bonhomme était (est toujours) épuisant. Comment se reposer et profiter de sa fin de grossesse quand on a un bambin de 3 ans, plein de vie (comme on dit poliment pour ne pas dire Méga Relou) ? J’étais tellement triste de ne pas pouvoir l’emmener à la ludothèque, comme avant, de ne pas pouvoir le porter, et de le voir devenir de plus en plus difficile.

Photos de grossesse en famille
Photo de grossesse en famille.

 

Sans compter les nuits, entrecoupées par ses réveils. Les nuits de Bibou ont toujours été compliquées et les nôtres aussi par la même occasion. Mais quand on est enceinte, en fin de grossesse qui plus est, les nuits sont déjà bien assez courtes, entre les cauchemars, les douleurs ligamentaires, les contractions, l’impossibilité de changer de position comme on le souhaiterait, etc… Je peux vous dire que j’étais bien fatiguée. 

Je devais aussi revoir mon Ostéo pour me préparer à l’accouchement et pour soulager mes douleurs, mais hélas, je ne devais / ne pouvais pas faire plus de 30 min de route. Pas de chance, mon Ostéo est à 45 min de route de chez nous. 

En février, il m’a fallu organiser l’anniversaire de Bibou pour ses 3 ans. Je voulais que cette journée soit parfaite pour lui, mais sans trop en faire, pour ne pas risquer d’accoucher. J’ai donc invité famille et amis à nous rejoindre à Plaine Exploration (je vous en parlais dans cet article.), suivi d’un repas à Buffalo, puis d’un gâteau à la maison. J’ai profité du calme à la maison le matin pour réaliser les gâteaux, sachant que je ne pourrais pas rester 2 h assise sur une chaise. J’ai rejoint tout le monde comme j’ai pu, avec des contractions encore plus fortes que d’habitude. Je n’espérais qu’une chose, ne pas accoucher ce jour-là, de peur de gâcher la journée de mon loulou. Finalement, la journée s’est bien passée et Manoë était très heureux. 

Les 3 ans de Manoë

Après ce jour, bébé pouvait arriver quand il le voulait, j’étais prête … Mais après nous avoir fait peur pendant des jours, il a finalement décidé de rester au chaud quasiment jusqu’à la fin. Et comme toute femme enceinte qui se respecte, à la fin, je n’avais qu’une envie, c’est qu’il se décide à pointer le bout de son nez. Brûlures d’estomac, sciatique (le retour), insomnie, fatigue, douleurs ligamentaires, contractions, … Ah, et en plus de ça, je me suis cassé (encore une fois) le petit orteil (saleté de radar à meuble !). Si vous avez déjà connu la joie de créer la vie, il y a de fortes chances pour que vous ayez eu l’impression que le dernier trimestre a duré 3 ans. 

fin de grossesse

Et bien sûr, plus les jours passait, plus on entendait parler de la COVID 19 et de ses dangers. J’ai entendu tous les sons de cloche, j’ai lu les statistiques (rares) sur les cas de femmes enceintes touchées par le coronavirus en 2003, et ça n’avait rien pour me rassurer (je sais, je suis maso aussi.). Mais au final, personne ne savait réellement à ce moment-là quels étaient les risques pour une femme enceinte et pour son bébé d’attraper le virus. Et puis on a commencé à parler de confinement. Personne ne pourrait venir nous aider, qui allait garder Manoë pendant que je serais à la mat ? Nous avions préparé Manoë pour l’arrivée de son petit frère. C’est sa Nanou qui devait venir le garder, et il viendrait nous voir à la maternité pour rencontrer son petit frère, mais avec ce virus, nous n’étions plus sur de rien. D’ailleurs, ma maman et ma grand-mère sont tombées malades fin février, une très grosse bronchite (ou ce virus à la con), un stress supplémentaire. J’avais très peur pour elles, et dans ces circonstances, impossible pour ma maman de venir pour garder notre loulou. 

Et puis la nouvelle est tombée, le 17 mars 2020 à 12h00, la France serait confinée. À partir de là, je savais que rien ne se passerait comme prévu. Mais le pire, c’est quand j’ai entendu que des maternités commençaient à fermer la porte aux papas/accompagnants, qui ne pouvaient pas assister à l’accouchement de leur femme et donc à la naissance de leur propre enfant. Étant donné les très mauvais souvenirs de mon premier accouchement, cette éventualité était juste inconcevable pour moi. Non, je ne pouvais pas me résoudre à ça. J’ai même commencé à envisager un accouchement à domicile, pour être certaine qu’il serait à mes côtés. 

Le lundi 16 mars, j’ai donc appelé la maternité pour savoir ce qu’il en était, sachant que mon terme était fixé au 23 mars. La sage femme que j’ai eu au téléphone, m’a rassuré comme elle le pouvait, avec le peu d’informations dont elle disposait à ce moment là, à savoir que le lundi 16, les papas étaient encore acceptés à la mat, mais le lendemain, le surlendemain … Impossible de savoir. C’était pour moi le moment, il fallait que bébé arrive, maintenant, avant que Papounet ne puisse plus m’accompagner, avant que ma maman ne puisse plus venir veiller sur Manoë, avant que la situation n’empire !  

dernière ligne droite, derniers jours de grossesse

La suite ??? Dès que je trouve le temps, je vous raconterais mon accouchement dans un nouvel article. Mais je peux déjà vous donner un scoop, mon fils est là, avec nous, il est beau et adorable, alors on peut dire que l’histoire se termine bien. 

Et pour vous, comment c’est passé le troisième trimestre ? Avez-vous attendu avec impatience votre « libération » ? Avez-vous vécu votre grossesse au moment d’un événement majeur (COVID, attentats, …) ? N’hésitez pas à partager votre vécu en commentaire. 

7 Replies to “Mon journal de grossesse : le troisième trimestre (sur fond de COVID 19).”

  1. Coucou merci pour ton article, ça n’a pas du être évident avec le covid19 effectivement. Pour ma deuxième j’ai également eu des contractions dès le 3ème trimestre. Elles étaient douloureuses donc je savais que bébé aller venir en avance et effectivement 1 mois avant. C’est que du bonheur maintenant. Profite 💖

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  2. Oh ben dis donc sacré fin de grossesse. Je reconnais avoir été contente de ne pas devoir être enceinte / accoucher en plein covid. Quand j’ai été enceinte il y a 4 ans j’ai eu une grossesse de rêve j’étais pas pressé d’accoucher. J’adore te lire et j’ai hâte que tu racontes ton accouchement.

    Aimé par 1 personne

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